Le Domaine

Darroux signifie : “là où se rencontre l’eau”. En ce lieu, un château et une maison vigneronne y ont été édifiés en 1820. La maison pouvait accueillir deux familles de viticulteurs qui travaillait pour les vignes du Châteaux. Aujourd’hui, la maison vigneronne est indépendante. Le domaine de la combe darroux a été créé en 1992.

Superficie et cépages

Les vins produits sont vinifiés à partir des raisins du domaine. 6 hectares de vigne sont en Juliénas et 1 hectare est en beaujolais village blanc. Le domaine produit à la fois du vin rouge et du vin blanc.

Raisonnement

La qualité des grappes est notre priorité. Comme le matériel de base est biologique (raisin), la prise en compte du vivant dans un milieu est essentiel. Je vous propose ce schéma qui est la représentation de la conception du système viticole (Figure 1).

Figure 1 : Représentation du système viticole par un réseau d’interaction complémentaires. Le vigneron est pilote de la chaîne de production. L’écosystème est omniprésent.

La vigne créé, à partir de la matière minérale (inerte), de la matière organique (vivante) sous forme de feuille, de rameau ou de grappes. L’essentiel de cette matière est produite par la photosynthèse. Son équation chimique est la suivante : 6CO2 + 6H2O –> C6H12O6 + 6O2. Celle-ci permet la production de matière organique (glucose) à partir de matière minérale (dioxyde de carbone et eau). Cette matière ira, après un certain nombre de réactions complexes, constituer les tissus de la plante et former les grappes. Le “déchet” de cette réaction chimique est le dioxygène. Relargué dans l’atmosphère, il permet à d’autres êtres vivants de le recycler par respiration. Vous et moi respirons en quelque sorte les défections des plantes.

Aussi, d’autres éléments sont nécessaire au bon fonctionnement de la plante. Les principaux sont l’azote (présent dans le pigment de photosyntèse), le phosphore (contenu dans l’ADN) et le potassium (utile aux transferts chimiques transmembranaire), en somme N,P et K. Ce sont les éléments constitutifs majeurs des cellules après le carbone, l’oxygène et l’hydrogène. Une plante peut en quelque sorte se contenter d’un apport suffisent en dioxyde de carbone, eau, azote, phosphore et potassium.

L’azote et le phosphore sont les facteurs limitants. Pour pallier à ces manques, les viticulteurs utilisent des engrais de synthèse NPK.  Ces éléments dont nous avons parlé permettent à la plante de produire en quantité. Toutefois, nous ne parlons pas là de qualité.

La qualité du vin ou la qualité du jus qui en est à l’origine peut être déterminée par sa concentration en élément aromatique et en pigment. Dans un type de culture intensif, largement répandu, les grappes et les baies sont de grande taille. La concentration en arômes et en pigment est fortement dilué dans le volume des baies. De ce fait, beaucoup utilisent la thermo-vinification pour extraire les composés aromatiques. Cette méthode consiste à chauffer les vins à 65°c pour augmenter et forcer l’extraction. Le gros inconvénient de cette technique est qu’il standardise les vins. La haute température modifie les arômes et fait disparaître l’effet “terroir” recherché par les fins dégustateurs.

Ainsi, il vaut mieux produire des baies de taille moyenne et nombreuse que des grosses baies. Cependant, il est clair que la production intensive se fait au détriment de la qualité. De plus, les grosses baies rendent la récolte sensible aux maladies et au manque d’eau d’où les traitements anti-pourriture encore utilisés. Pour obtenir des vins de qualité, il faut faire l’effort de s’intéresser au vivant et à ces détails.

Continuons, d’autres éléments sont aussi important pour le bon fonctionnement de la plante, ce sont les oligo-éléments. Seulement, ces oligo-éléments sont difficiles a extraire du sol. Les plantes s’associent donc avec les champignons capable de dissoudre la roche, pour obtenir un apport suffisent en oligo-éléments. Ceci s’effectue par les mycorhyzations. La vigne comme les arbres, peu s’associer à plusieurs espèces à la fois. Les oligo-éléments permettent à la plante d’être en bonne santé un peu à l’image d’une personne ayant une alimentation saine. Dans ces conditions, la vigne produit correctement et chemin faisant, le viticulteur produit de bon vins.

L’ensemble de ces processus et interactions sont visible sur le schéma vu plus haut. Elles font partie intégrante de l’écosystème et chaque stade dépend des autres êtres-vivant. La prise en compte des autres formes de vie est néccessaire.

Jonas Guignet